Sources MOTEURZINE
A la recherche d’un renseignement, d’un service ou d’un produit, je me suis tourné vers mon moteur de recherche préféré pour y exprimer ma (re)quête.
La page de résultat très vite ouverte, je vais cliquer encore plus vite une première fois, sans grande réflexion, presque instinctivement, sur un énoncé, titre et description, qui contient un maximum des mots que j’ai formulés dans le cadre de ma recherche.
Ce premier clic-réflexe est positionné dans une zone centrée dans le coin supérieur gauche de mon écran s’estompant régulièrement le long de l’horizontale supérieur et la verticale gauche.
Immédiatement le chronomètre est en marche : temps d’ouverture compris, la page dispose d’un peu plus de 10 à 20 secondes, selon les études, pour me convaincre.
Au fil des essais, la lecture des énoncés devient plus attentive et critique ; site ou publicité il faut donc être très précis et très clair.
La page, elle, se doit toujours d’accrocher très vite, toujours et aussi par ce fameux coin gauche supérieur qui doit s’ouvrir au plus vite et convaincre que l’adresse correspond bien au descriptif, plus ou moins bien perçu dans le titre et la description affichés par le moteur.
La page se devrait aussi de dégager une « ambiance », une image, en rapport avec le concept de la requête. Une image très différente d’un domaine à l’autre (on ne s’attend pas à la même présentation pour la page d’un poète ou d’un avocat spécialisé dans les plates-formes offshore, d’un plombier ou d’un chirurgien même cardio-vasculaire, d’un designer ou d’un aquarelliste, etc…).
La publicité agressive ou, et, invasive va vite me rendre peu réceptif, voir me convaincre d’avoir fait un mauvais choix.
Le titre, les sous-titres, ou les premiers mots, que j’ai perçus m’ont engagé à entamer la lecture, je devrai assez rapidement être capté, être persuadé que cette page va répondre à mon attente ou pour le moins me guider clairement vers celle-ci.
Je ne vais pas trop apprécier des nuages de mots qui me paraissent sans queue ni tête, des liens hors contexte ou morts, des balises visuelles (texte en couleur, gras et autres clignotements) hors de propos, l’impression de ne pas bien comprendre pourquoi cette page est ainsi, et finalement une foule de détails, plus ou moins objectifs, plus ou moins inconsciemment… Ou alors « accrocher ».
Content du résultat trouvé je me féliciterai de cette découverte et peut-être même mémoriserai cette bonne adresse, la recommanderai. Mécontent du résultat trouvé je ne manquerai pas de pester contre mon moteur déjà moins préféré.
On ne peut donc que penser que les moteurs ne manqueront pas de déployer une débauche d’énergie et de moyens à me satisfaire, il en va de leur survie et de leur développement ?
Cette recherche terminée, je vais m’en aller à la construction d’une page de mon site, la tête pleine de recettes de positionnement éprouvées. Ces recettes me paraissent d’un coup bien en concordance à satisfaire une bonne part (mais encore une part seulement) de mes attentes d’internaute…
Si je tenterai l’ultime pari ; si je ne construirai ma page que sur l’unique plan de ce que je souhaiterai ouvrir ? Si j’opterai pour une approche plus « stratégique » que technique ?
Elle pourra être, peut-être encore, moins performante un jour ou un autre mais à terme elle sera parfaitement imbattable, il en va de la crédibilité des moteurs.